Si seulement les montagnes à Sheridan pouvaient parler

Sheridan (photo Atkach24)

Les faits français du Wyoming sont sur une ligne très courte du temps et ne peuvent malheureusement pas se rattacher à des endroits bien précis. Les deux plus jeunes fils de Pierre Gaultier de La Vérendrye, François et Louis-Joseph, et deux compagnons canadiens-français ont été les premiers Blancs à visiter l’actuel État du Wyoming.

Dans le cours du mois de mai 1742 ils arrivèrent chez les Mandanes. Pendant les huit mois qui ont suivi ils se sont déplacés vers l’ouest de tribu en tribu jusqu’à ce qu’ils arrivent en vue des montagnes Rocheuses le 1er janvier 1743. Il est impossible d’identifier exactement la route qu’ils ont empruntée…

Big Horn à Sheridan (oeuvre de C.W. Jefferys)

Selon le Handbook of North American Indians du Smithsonian Institution ils auraient rencontré en route les peuples autochtones suivants : les Corbeaux (Absaroka) ; les Petits Renards (Tuhkiwaku) ; les Pioyas (Kiowa) ; les gens des Chevaux (Banates) ; les gens de la Belle Rivière (Arikara) ; les gens de l’Arc (Panis) ; les gens de la Flèche Collée (Cheyenne) ; les gens de la Petite Cerise (Arapaho) et les Pieds Noirs qu’ils ont appelé les “Beaux Hommes”. Plusieurs historiens sont d’avis que les frères La Vérendrye se sont rendus jusqu’au pied de la chaîne Big Horn dans l’actuel Wyoming, probablement aux environs de Sheridan.

Les “Beaux Hommes”

Alors qu’ils étaient sur les bords de la rivière Wind, François et Louis-Joseph La Vérendrye ont vu de la fumée à l’horizon. S’y approchant ils ont fait la connaissance d’un groupe de gentils Amérindiens qu’ils ont appelé “Beaux Hommes”, non pas qu’ils étaient physiquement beaux, mais parce que leurs vêtements étaient colorés et joliment conçus. Ils restèrent avec eux pendant 21 jours apprenant leurs us et coutumes et s’enquérant de la “Mer de l’Ouest”. Selon les archives, c’était à l’automne 1742 pendant le changement de couleur du feuillage.

Chemise d’homme (photo The Met)

Tous les vêtements, draps de lit et tepees des Pieds Noirs étaient faits de peaux d’animaux. C’était le travail des femmes qui possédaient un sens esthétique inné. Les vêtements étaient décorés de couleurs vives à base de fer ou de minéraux. Des plumes, des perles et des piquants de porc-épic étaient souvent ajoutés. Leur réputation était telle que certains de leurs vêtements sont exposés au Metropolitan Museum of Art de New York (The Met) et au Royal Ontario Museum (ROM) de Toronto, parmi plusieurs grands musées d’Amérique.